les Identifiants

IDENTIFIANTS







2018

Les Identifiants


Installation
L'artboretum
Argenton-sur-Creuse

Les Identifiants Les Identifiants

Vidéo : David Kidman




Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants
Les Identifiants

Hilal

IMPESANTEUR







2017

Hilal (orientalisme)


Exposition collective
Collegiale Saint-Pierre-le-Puellier, Orléans

Edward Saïd, Orientalisme, 1978 : « L’Orient est une partie intégrante de la civilisation et de la culture matérielles de l’Europe. »

Sébastien Hoeltzener, Lune

Corde. Disposée sur le sol de l'abside.

2017

Les Polystyrènes (détonateur)


Exposition collective
atelier Mabounga, Les Montils

Sébastien Hoeltzener, Les Polystyrènes, vue d'ensemble

Plaques de polystyrènes, encre de chine, lattes de sommier, balles de tennis de table, fil de fer.

Sébastien Hoeltzener, Les Polystyrènes, détail
les pièges

PERAMBULATIONS







2021

Anamnèse


Installation
Château d'Usson
Ariège

Le Château d'Usson

L'exposition a été l'occasion de montrer des œuvres plus anciennes en les adaptant au contexte. Reprise des Pièges (2015) au sein des vestiges du château d'Usson (de fondation cathare), dans le pays de Donezan, en Ariège. Nous donnions à voir en divers endroits du site plusieurs positionnements possibles pour les Pièges (grilles d'acier bétonné, voile pour travaux de ravalement). Ainsi, face au paysage (grille de lecture ?) ou prenant à partie les vestiges (question de la conservation patrimoniale), avec toujours en sous-entendu des enjeux de mémoire, de court ou de long terme.
Les Bobines (2021) sont le réemploi de deux éléments des Méditations mécaniques (2019) avec un circuit de ficelle raccourcis. Anamnèse était une exposition ayant pour objet premier un concours de maquettes (remporté).

Le Château d'Usson
Anamnèse, Pierre Feller, Sébastien Hoeltzener
Anamnèse, Pierre Feller, Sébastien Hoeltzener
Anamnèse, Pierre Feller, Sébastien Hoeltzener

Béton armé, filet de ravalement vert

Anamnèse, Pierre Feller, Sébastien Hoeltzener

Cônes de plâtre, ficelle colorée en rotation, chambre à air

2019

Méditations mécaniques


Installation
Maison Descartes
Châtellerault

Les pièges

La Maison Descartes de Châtellerault est aujourd'hui une artothèque couplée à un inévitable espace d'animation touristique en relation avec René Descartes, philosophe. Cette maison aurait abrité des jours d'enfance de ce dernier.

Loin de nous exercer à rendre compte de la métaphysique de Descartes (ce qui nous livrerait trop facilement à d'inévitables contresens), nous avons pris le parti d'un rapprochement d'abord illustratif de certaines images retrouvées dans les traités de l'auteur. En reprenant à notre compte des éléments présents dans des gravures, comme principalement les cordes, les tourbillons, ou bien encore en exposant le texte fameux du « morceau de cire », nous avons ménagé les espaces de façon à les accompagner en promenant les visiteurs. À l'intérieur, l'utilisation de mouvements motorisés permettait une visite dynamique : giration rapide d'une ficelle à hauteur de garde-corps entourant de tous côtés un ensemble de pans de murs, ou, rotation lente d'une monumentale tour de jarres en plâtre.

Dans la cuisine, salle d'animation thématique sur le modèle écomuséal, était disposée une installation datant de 2002 : des tours de pots sans fleur tournants sur des électrophones.

Dans le jardin, en béton armé, une structure de poubelle, une structure copiée de Sol Lewitt et un panonceau d'orientation agrémenté de cadenas (façon pont-des-arts) concernait davantage la gestion et la perception collective des sites patrimoniaux. Ce qui, au-delà de tout, en raison des caractéristiques nouvelles des lieux, devenait le sujet.

Travail en duo avec Pierre Feller.

Méditations mécaniques
Méditations mécaniques, Pierre Feller, Sébastien Hoeltzener
Méditations mécaniques

Béton armé, ficelle verte

Méditations mécaniques

Béton armé, cadenas

Méditations mécaniques

Jarres de plâtre en rotation

2015

Les Pièges


Installation
L'artboretum
Argenton-sur-Creuse

Les pièges

L’exposition Les Pièges consiste en une variation de sculptures modulaires qui mêlent les vocabulaires de la construction et de l’architecture à travers leurs deux matériaux de constitution : le béton armé et le voile de ravalement de façade.
L’installation invite à une déambulation physique enrichie de points de vue différents : échelonnée, la série de sculptures module une spatialisation du lieu d’exposition et ouvre à une fiction contemporaine (dessin/tracé incluant une critique).
Travail en duo avec Pierre Feller.

Les Pièges, le Cher
Les Pièges, Pierre Feller, Sébastien Hoeltzener
Les Pièges, le plan

Plan de l'installation au
Moulin du Rabois

Les Pièges, avec le filet vert

Treille d'acier, ciment alumineux,
toile de ravalement de facade,
110 x 110 x 110 cm chaque.

Les Pièges, avec le filet vert

2014

Cher Thésée,


Installation
Vestiges gallo-romains
des "Maselles"
Thésée sur Cher

Cher Thésée, dessin du parcours

L’exposition Cher Thésée, est une exposition réalisée en 2014 au sein des vestiges gallo-romains du site des Mazelles à Thésée.
Là-bas, l’ensemble des propositions édifie un discours qui, apposé aux vestiges, tend à s’y associer en brouillant le moins possible la perception de leur état actuel. Chacune des propositions complète le site d’images dédiées : autour de chaque sculpture ou agencement la mémoire de cheminement est convoquée. Celle de gestes antiques ininterprétables aussi.
Travail en duo avec Pierre Feller.

Cher Thésée, la salle principale
Cher Thésée,
Cher Thésée,

Ciment alumineux armé, voile de ravalement de facade

Cher Thésée,

Voile de ravalement de facade, crochets de camping, mortier alumineux armé.

Cher Thésée,

Contre-plaqué lamellé-collé

libertés imparfaites

IMPERFECTION







2020

Libertés imparfaites


Galerie Poteaux d'angle
Bourges

Libertés imparfaites

À partir du lieu, de ses dispositions internes et externes, tentative d'animer les surfaces sans trop les troubler. Prise en compte d'éléments de vocabulaire politiques et populaires, furtifs, actuels, mêlés à des persistances plastiques référencées. Le tout en vue de proposer une exposition toute en retenue bien plutôt que l'exhibition retentissante de l'art. S'attendre, éventuellement, à un résultat qui pousse à l'examen de l'ensemble d'une situation mais, alors, comme au travers de ses défauts. Pour la réalisation, cela consisterait à permettre l'accord entre ces faiblesses.

Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites

Libertés imparfaites : Texte de présentation (aaar.fr)

Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites
Libertés imparfaites

Photographies carrées : Alains Sadania

2021

Identifiant furtif


Mean
Saint-Nazaire

Identifiant furtif

La recherche des « identifiants » est celle d’une formule.
La répartition d’objets anodins organise la perception de l’espace... De là, une combinaison qui renforce l’identité d’un lieu. Dans un sens il est question de développer un code, dans un autre il s’agit d’en dévoiler la matérialisation.
Du dehors, derrière une vitre, un local occupé par quelques articles en dépôt passager. À l’intérieur, l’exposition est comme l’étalage d’un catalogue, une mise en page réglée du lieu investi. Mais s’il persévère à préciser la commune identité de l’endroit et de l’exposition, l’« identifiant furtif » n’échappe pas, par antinomie, aux sollicitations intempestives de la fiction.

Identifiant furtif
Identifiant furtif
Identifiant furtif
Identifiant furtif
parking-manche

PARCS







2009

Levée de stationnement


Sculpture monumentale
Saint-Paterne-Racan

Levée de stationnement

Un parc de stationnement est un lieu d’implantation plutôt rare pour une sculpture. Deux places en vis-à-vis ont été saisies afin d’y élever quelque chose qui tienne rigoureusement compte des proportions, des longueurs et largeurs des tracées au sol. Des lignes blanches sont les limites territoriales de l’édifice. Sa hauteur maximale correspond au plan relevé d’une place, si bien que ce sont les tracés du sol couplés aux produits de l’entreprise qui ont permis de décider de la réalisation. Les automobiles n’accèdent plus aux deux emplacements annexés, quoique leur présence changeante autour de la Levée de stationnement participe à la composition, entre autres par des jeux de reflets. Sur un bord, un accès par deux marches permet de la parcourir à l’intérieur.

Levée de stationnement
Levée de stationnement

À l'approche: intermitance de girouettes et manches à air.

Levée de stationnement

Inox brossé, galva, béton,
peinture, 12 x 2,50 x 5 m.
Mécénat : ASP Technologies.

Sébastien Hoeltzener, Levée de stationnement

Inox brossé, galva, béton,
peinture, 12 x 2,50 x 5 m.
Mécénat : ASP Technologies.

2009

Dégâts des eaux


Installation paysagère, jardin,
Parc de Saint Léger,
Centre d’Art de Pougues-les-Eaux

dégâts des eaux dégâts des eaux

Le jardin paysager du Parc saint Léger s’est transformé à travers le temps. Le projet avait pour but d’établir un état des lieux tout en proposant à l’intérieur du parc des éléments de mémoire.
La proposition d'un champ de lin intégrait des dimensions descriptives, mimétiques, et débordantes.
La floraison bleue du lin se rapporte à la couleur du pavillon des sources de l’ancienne station thermale. La silhouette disparue du Splendid Hôtel est découpée dans un panneau d'inox qui en réfléchit l’emplacement désormais vide. On découvre aussi le creusement d’un trou et son tumulus voisin.

dégâts des eaux
L'Épuisé

VANITÉS







2008

l’Épuisement à se rétablir


Exposition personnelle
La Vitrine
Evreux

Allégorie

La pièce se situe dans la tradition des vanités.
Une poubelle de ville est surmontée par la lente rotation d’un bijou (Un crâne ? Une tête ? Un cerveau ? Un cœur ?). Placé non pas sur le trottoir mais à l’intérieur d’une vitrine, le bac à ordures se trouve contradictoirement mis en valeur.

Sébastien Hoeltzener, L'Épuisé
L'Épuisé

Poubelle de ville, fonte de cristal, verre, lampes hallogène flexibles, mécanisme rotatif et film miroir.



2009

Allégorie


Exposition personnelle
L'identité remarquable
Orléans

Allégorie

Né dans cette maison, Édouard Fournier (1819-1880), littérateur et historien de Paris, est abondamment cité dans le maître livre de Walter Benjamin (jamais terminé) Paris, capitale du XIXe siècle, autrement nommé « le livre des passages ». Baudelaire, le flâneur, aussi. Allégorie présente aux passants deux pièces associées, l’Épuisement à se rétablir (2006) et Horloge (2005) derrière une vitrine, comme des marchandises.
À part ça, les nouveaux éléments de mobilier urbain à Orléans, notamment les lampadaires et quelques colonnes Morris, une fontaine, renvoient curieusement à un Paris rêvé du XIXe : « le nouvel Orléans se construit » et « la ville rayonne » (slogans municipaux).

Sébastien Hoeltzener, Allégorie
Allégorie

« l’Épuisement à se rétablir » : poubelle urbaine, sellette rotative électrique, 
verre, fonte de cristal, lampes de concert.
« Horloge » : horloge en fonctionnement, papillon séché (morpho).


Tiret

PONCTUATION







2020

Tiret



Tiret reprend au sein de sa composition le signe de ponctuation du même nom, ou plutôt le tiret court, dont l’utilisation comme trait d’union n’est pas pour rien dans ce choix d’appropriation. Selon la définition trouvée sur Wikipédia : « Le tiret court ou tiret quart de cadratin ou « trait d’union » ou « signe moins » est un caractère ambigu, mais le plus courant, car toujours disponible au clavier, utilisé, selon le contexte, comme signe moins, comme séparateur de chiffre, tiret d’intervalle, pour la césure d’un mot en deux (sans espace) en fin de ligne, et comme « trait d’union » dans tous les autres cas, comme les mots composés (sans espace). » L’ambiguïté du caractère « - » se renforce dans l’œuvre Tiret par plusieurs aspects. D’abord, parce que s’il s’agissait du signe « moins », il ajoute de toute façon un « plus » à la surface de mur auquel il se raccroche... Au centre de la composition, le tiret mesure à peu près 16 x 4,5 cm ce qui permet de le disposer en évidence au mur, qui n’est pas une surface de réception habituelle pour ce « signe ». Avec Tiret, un mur peut par glissement tout à coup être assimilé à la page d’un livre, et suivant les parties de l’espace qu’il pourrait être en train de relier entre elles (en tant que trait d’union), à la page d’un livre poétique où la disposition des mots, comme éléments à partir desquels est composé un tout, importe. Les dimensions du signe dans Tiret sont utilisées en fonction d’un regard humain, susceptible d’y rencontrer et apprécier une œuvre d’art. Par contre-coup d’une identification simplifiée en ce sens-là, à savoir, de façon frontale comme pour un tableau, il faut aussi y reconnaître le barrage qui s’oppose au croisement du regard, pour un regardeur, lorsqu’un bandeau noir est apposé sur une photographie de personne suspectée, ou pour laquelle la préservation de l’identité est due. Dès lors des espaces à relier par ce signe dont il est question, le tiret court, peuvent être contradictoires en terme d’identification, allant se déployant ailleurs que sur l’espace plan du mur, s’interposant plutôt entre le regard du regardeur et sa projection mentale. Mais alors, en guise d’effet de supplément, le noir du tiret placé sous la surface de verre est partiellement réfléchissant. Enfin, il faut parler de l’encadrement dans Tiret. Le signe de ponctuation « tiret », sauf pour être désigné tout seul « - », en général, ne se comprend pas entre deux espaces insécables. Or l’encadrement gris de Tiret isole le signe tout en le mettant en valeur. L’encadrement « coupe » littéralement ce qui pourrait être suivi d’espaces insécables ou de toute autre chose. Dans ces conditions le tiret pourrait être à la fois disposé librement n'importe où, tout en restant perpétuellement prisonnier de sa condition de signe encadré. Cette immobilisation vaut pour lui donner mobilité d’un mur l’autre. Cette mobilité rendue possible ne permet pas vraiment au signe de relier quoique ce soit. Et pourtant...

Sébastien Hoeltzener, trois tirets
jardin disparu

CIEL







1998

À l'emplacement

d'un jardin disparu


Exposition collective
Prise d’assaut
Sagone

À l'emplacement d'un jardin disparu

Agrandissement 8 x 6 x 2,3m du plan d’un jardin disparu implanté sur le lieu représenté. Ombre mouvante au gré des déplacements du soleil.

Sébastien Hoeltzener, À l'emplacement d'un jardin disparu

1999

Kepler


Diplôme, École supérieure
des beaux-arts de Tours

Sébastien Hoeltzener, kepler
Sébastien Hoeltzener, kepler
kepler
kepler

La proposition est située à cheval entre le bâtiment et le terre-plein extérieur. Elle englobe une salle d'exposition et l'espace public, qui sont reliés par un perron et une double-porte vitrée.
Cette structure se rapporte à celle du vis-à-vis entre jardin d'apparat et habitation princière...

Une partie du matériel exposé sert dans la construction des bâtiments.
On découvre à l'intérieur un parterre vert réalisé en voile de protection de travaux de façade, passé de la station verticale à l'horizontale.
Sur chacune des parois murales un polyèdre régulier est accroché.
Ces icosaèdre, dodécaèdre et octaèdre sont réalisés en volume avec des tiges de fers à béton soudés.
Les regarder en se déplaçant entraine un trouble cinétique.

Comme l'atteste une boussole, le parterre vert est une croix cardinale.
En son centre est posée une lentille sous laquelle est représentée la constellation de Bouvier.
Bootes, en latin, est une figure qui recouvre plusieurs mythologies agricoles.
Les bœufs seraient liés à l'axe polaire et le Bouvier perpétuerait la rotation des cieux.

Au mois de juin la constellation est au zénith.
Passées les marches qui mènent à la partie extérieure, un miroir de surveillance fait face qui renvoie, par ricochet, en direction de l'intérieur du bâtiment — c'est-à-dire dans l'école d'art — les reflets du ciel contenus dans un second miroir qui, lui, pointe la direction du ciel.

La partie jardinée est plantée à l'orient d'un croissant de soleils, des tournesols, dont la tête pivote au cours de la journée.




*Le titre me vient du nom de Johannes Kepler, 1571-1630, astronome qui a découvert, à la suite de l'hypothèse héliocentrique de Nicolas Copernic, que les planètes ne tournent pas autour du Soleil en suivant des trajectoires circulaires parfaites mais des trajectoires elliptiques.
Le modèle d’Univers de Kepler, bien qu'il se trompait en cela, fut fondé sur les cinq polyèdres réguliers.

kepler
kepler
kepler

Voile de protection de façade, fers à béton (volumes soudés), loupe, boussole, miroirs convexes, « demie-lune » de tournesols.

Disparition

TROUS







2005

Tour de l'île


Ile Simon
Tours

Ile Simon

La largeur de l'île est divisée par une longueur de corde. En milieu de ligne a été creusé un trou au dessus duquel est suspendu, au moyen de la corde, un seau. Ce seau contient de l'eau du fleuve qui entoure l'île.

Sébastien Hoeltzener, Ile Simon

2016

Disparition


Une île sur la Loire

Ile Simon

J'ai emporté avec moi la Disparition de Georges Perec lors d'un voyage en canoë sur la Loire. Je ne saurais situer l'île sur laquelle j'ai enterré le livre.

Sébastien Hoeltzener, Disparition
Sébastien Hoeltzener, Disparition
Disparition
Sébastien Hoeltzener, Disparition

2004

Château sans titre


Conservatoire International des Parcs et Jardins et du Paysage
Chaumont-sur-Loire


Château sans titre

trou, tas, terre, métal déployé, plomb, pierre et or, drisse, balon-sonde (méteorologie), miel, tronc et abeilles.

Sébastien Hoeltzener, Château sans titre, Chaumont-sur-Loire
Château sans titre
Château sans titre
Loterie Nationale

NOMBRE







2015

Artistes tourangeaux


Exposition à Identité Remarquable
mars-avril 2015
Orléans


Sébastien Hoeltzener, Artistes tourangeaux

Il s'agit d'un recensement systématique, clos à 243 noms d’artistes tourangeaux, qui ne prétend pas à l'exhaustivité.
Les sources d'information utilisées sont ; la diffusion publique, internet, des cartons d'invitation.
Cette liste a été établie selon des vérifications effectuées, mais aussi, rarement, selon des connaissances personnelles.
Dans certains cas, compte tenu d'un manque d'information, le rapprochement entre « artiste » et « tourangeau » ne pouvait être suffisamment avéré.
Dans d'autres cas, soit distraction, soit ignorance, des noms me sont parvenus ou revenus, soit trop tard, soit pas encore.
Enfin, la numérotation attribuée à chaque nom d'artiste tourangeau (ou tourangelle) ici représenté a été obtenue par un tirage au sort réalisé sur l'île de Manhattan à New York, le dimanche 11 janvier 2015 entre 17h02 et 18h11 (heure GMT), effectué par Oscar Masson (8 ans), assisté de son père Gérard Masson pour l'inscription.

Conformément à la loi Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, chaque artiste tourangeau se trouvant ici nommément cité peut, si il (elle) le souhaite, faire retirer son nom ou son pseudonyme de la présente liste dans ses versions à la fois virtuelle et réelle. Ceci sur simple demande, écrire à l'Identité Remarquable.
Dans l'état d'incomplétude (involontaire mais consciente), après le tirage au sort, aucun nom d'artiste tourangeau ne pourra être rajouté à la liste.

> L'Identité Remarquable

2012

Loterie Nationale


Exposition personnelle
L'identité remarquable
Orléans

PROJET DANTE

Sébastien Hoeltzener, Dante, trois couleurs
Sébastien Hoeltzener, Dante, trois couleurs, le Paradis
Dante, trois couleurs, le Purgatoire
Dante, trois couleurs, l'Enfer

PARADIS

1) Possède au minimum l’une des trois couleurs
2) Exclue toute autre couleur que les trois

Australie - Autriche - Bahreïn - Cambodge - Canada - Chili - Corée du Nord - Costa Rica - Cuba - Danemark - États-Unis - Finlande - France - Géorgie - Grèce - Honduras - Indonésie - Islande - Israël - Japon - Laos - Lettonie - Libéria - Luxembourg - Micronésie - Monaco - Népal - Norvège - Nouvelle-Zélande - Panama - Pays-Bas - Pologne - Royaume-Uni - Russie - Samoa - Singapour - Slovaquie - Somalie - Suisse - République tchèque - Thaïlande - Tonga - Tunisie - Turquie

PURGATOIRE

Associées à d’autres, possède les trois couleurs

Afrique du Sud - Andorre - Antigua-et-Barbuda - Argentine - Azerbaïdjan - Belize - Cap-Vert - République centrafricaine - Comores - Corée du Sud - Croatie - Djibouti - République dominicaine - Équateur - Espagne - Fidji - Gambie - Guinée équatoriale - Haïti - Kiribati - Malaisie - Mexique - Namibie - Nicaragua - Ouzbékistan - Paraguay - Pérou - Philippines - Portugal - Salvador - Serbie - Seychelles - Slovénie - Soudan du Sud - Swaziland - Tuvalu - Venezuela

ENFER

Les autres

Afghanistan - Albanie - Algérie - Allemagne - Angola - Arabie saoudite - Arménie - Bahamas - Bangladesh - Barbade - Belgique - Bénin - Bhoutan - Biélorussie - Birmanie - Bolivie - Bosnie-Herzégovine - Botswana - Brésil - Brunei - Bulgarie - Burkina Faso - Burundi - Cameroun - Chine - Chypre - Colombie - République démocratique du Congo - République du Congo - Côte d'Ivoire - Dominique - Égypte - Émirats arabes unis - Érythrée - Estonie - Éthiopie - Gabon - Ghana - Grenade - Guatemala - Guinée - Guinée-Bissau - Guyana - Hongrie - Inde - Irak - Iran - Irlande - Italie - Jamaïque - Jordanie - Kazakhstan - Kenya - Kirghizistan - Koweït - Lesotho - Liban - Libye - Liechtenstein - Lituanie - Macédoine - Madagascar - Malawi - Maldives - Mali - Malte - Maroc - Marshall - Maurice - Mauritanie - Moldavie - Mongolie - Monténégro - Mozambique - Nauru - Niger - Nigeria - Oman - Ouganda - Pakistan - Palaos - Papouasie-Nouvelle-Guinée - Qatar - Roumanie - Rwanda - Saint-Christophe-et-Niéves - Sainte-Lucie - Saint-Marin - Saint-Vincent-et-les-Grenadines - Salomon - Sao Tomé-et-Principe - Sénégal - Siéra Leone - Soudan - Sri Lanka - Suède - Suriname - Syrie - Tadjikistan - Tanzanie - Tchad - Timor oriental - Togo - Trinité-et-Tobago - Turkménistan - Ukraine - Uruguay - Vanuatu - Vatican - Vietnam - Yémen - Zambie - Zimbabwe


Prélèvement

GRANULARITÉS







2007

Prélèvement


Exposition collective «l’Un-foule»
cloître de la Psalette
Tours

Prélèvement

Un carré de gravillon se détache à peine sur le fond sablonneux de la cour du cloître. Il aura fallu implanter quatre piquets de musée - sans corde - pour signaler sa présence discrète. À l’étage, sur la coursive, le carré de sable prélevé en contrebas (qui, remplacé par les gravillons…), est signalé. À la fois visible et inaccessible, le carré de sable est installé derrière des barrières « Vauban ».
Les deux carrés sont reliés par le seul exercice de la mémoire : il était impossible de les voir simultanément.

Sébastien Hoeltzener, Prélèvement, intervention au Cloitre de la Psalette
Prélèvement

2004

Cailloux


Exposition collective
«103m2»
Orléans

Cailloux

Gravier déversé sur un sol en terrazzo, porte dégondée.
La vue photographique trahit le piège du trompe-l'œil.

Sébastien Hoeltzener, Cailloux

Gravier (4 x 4 m), sol d’apparence voisine, porte dégondée.

Golem Partition

PERSONA







2021

La Déesse


Abstract de « La Réussite »
Proposition personnelle
Installation in situ
Galerie Ars Proxima
PortLouis


Sébastien Hoeltzener, La Déesse

Goddess on the edge, ou, La Déesse est constituée d'un très grands nombre de boîtes en plastique vides, de cartes à jouer. C'est un assemblage par la colle de volumes d'air qui compose la silhouette d'une personne, une statue en pied. Cette Déesse figurée, figée mais presque comme sur le point de tomber, accompagne la lecture donnée au texte explicatif et programmatique d'un projet : La Réussite. Ainsi, la Déesse représente aussi bien une spectatrice.

La Déesse

La Déesse

Collage : boites en plastique de cartes à jouer vides.

2011

Golem Partition


Exposition personnelle
installation in situ/sculptures
festival « Croisements »
cave de la librairie Le Livre
Tours


Sébastien Hoeltzener, Golem Partition, la shpère armillaire
Golem Partition, hiérarchie d'ensemble

Golem; « embryon », « informe » ou « inachevé » en hébreu, est, dans la mystique puis la mythologie juive, un être artificiel, généralement humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre façonné afin d’assister ou défendre son créateur (cf: wikipédia).

L'exposition, dans une cave de (très bonne) librairie, devait s'accommoder d'un environnement tortueux et difficile. Il s’en est suivi un étalage de formes peu clinquantes, et peu séduisantes sans doute. J'ai conçu l’exposition comme un parcours jalonné d'objets, tels des encombrants, dont la lecture d’ensemble se révélait n'être pas évidente, voir compliquée. Pourtant l’ensemble pour être cohérent, possède sa logique.

Et voici d’abord quelque chose qui m’a intéressé:
D’après Benveniste, la tentative de Saussure pour concevoir la langue uniquement comme un système est insuffisante et ne permet pas d’expliquer comment on passe du signe à la parole.

« En réalité le monde du signe est clos. Du signe à la phrase il n’y a pas de transition, ni par syntagmation, ni autrement. Un hiatus les sépare. » (Benveniste, Problèmes de linguistique générale, Gallimard, 1974).

Si l’installation de la cave est composée d’objets hétéroclites, la plupart ont en commun d’appartenir au cercle domestique.
La pièce est a priori « un » ensemble concret qu’on découvre se diviser en « trois » sous-ensembles…
Ici, un gros œuf de plâtre harnaché à une pseudo sphère armillaire, plus loin un groupe de quatre tubes cathodiques plâtrés, puis plus loin encore, plus haut et à l’écart, un réfrigérateur en fonctionnement, lequel est retranché derrière trois étais, porte close contre un des murs du lieu. L’ambiance de dépôt est à la rouille, à l’ombre et la lumière électrique.

Si on observe davantage, on comprend que l’installation se découpe autrement : deux moniteurs appartiennent à la sphère d’influence du réfrigérateur. Ce sont ces deux moniteurs-là qui fournissent l’éclairage dans la cave, via deux ampoules basse consommation alimentées depuis le réfrigérateur. Tandis que les deux autres moniteurs — ceux dont les écrans ne font que réfléchir les lumières — sont dévitalisés, inertes donc.

Il ressort du croisement de ces deux ensembles, qui forment pourtant en commun « un » groupe central, qu’une connexion latente ne se produit pas. Les quatre tubes cathodiques ne se relient entre eux que dans la disposition, pas par les fils…

Golem Partition
Golem Partition

La librairie "Le Livre" est située sur la place du Grand Marché à Tours, qu'on appelle communément la place "du monstre", désignant ainsi une réalisation d'art public de Xavier Veilhan. Dans la cave et dans le réfrigérateur, une statuette d'argile, à laquelle manque tête et bras, est enfermée.

Golem Partition

Acier, plâtre, câble, écrans désactivés/écrans réactivés, câble, réfrigérateur en fonctionnement, statuette d'argile (cachée dans le réfrigérateur), étais.

2007

Enclave


Exposition personnelle
installation in situ
Collège René Cassin
Cosnes-sur-Loire

Enclave

Texte placardé sur la porte à l’attention des spectateurs :

Ça n'est pas que le crocodile passe son temps à observer ou même à attendre, car, si c'est le cas, est-on sûr qu'il le sache ? Et si nous nous mettions le mieux du monde à sa place, serait-on en train d'attendre ou bien de chasser au milieu du repos ?
À scruter un crocodile (pour autant), créature apparemment inerte, figée, se dégage l'impression étrange de tourner autour d'un objet sans âme (s'il n'y avait bien sûr les dents, un soupçon prolongé de mobilité rivé aux pattes).

Descriptif :

La pièce d'exposition est fermée à clé, on ne peut y entrer. L'observateur a deux accès visuels, soit par l'œilleton de la porte, soit du côté opposé par la baie vitrée. Pour aller d'un point à l'autre un grand détour est nécessaire. Ce temps est mis à profit pour comprendre la proposition dans son ensemble. Les éléments réfléchisants disposés à l’intérieur la pièce la reflètent de toutes parts tout en renvoyant à soi-même le regard de l’individu spectateur.

Enclave

Feutre, verre, miroirs convexes, œilleton.

Enclave
Enclave

2009

Exécution capitale


Résidence
Lycée agricole
Beaune la Rollande

Le matin du jeudi 5 février 2009, jour surprise d'une exécution capitale, était distribué un journal dans l'établissement.

« Le Brûlot » comporte une suite de dessins originaux qui annoncent en l'illustrant le déroulé de l'événement auquel sont conviés les curieux pour la tombée de la nuit, avant que chacun ne rejoigne cantine et internat.

Éxécution
Éxécution

La page éditoriale du Brûlot a été confiée à Yves Duranthon, dont voici le texte :

EXÉCUTION CAPITALE

Ils l'ont attrapé sans trop de difficulté, il errait dans les bois, affamé, hagard, il n'a opposé aucune résistance. J'ai retenu son prénom, Sébastien, comme le gardien de notre équipe de foot, c'est pour ça que je m'en suis souvenu…
« Il était recherché pourquoi exactement ?
m'a demandé Patricia.
- Tu sais bien, c'était un artiste, en cavale depuis des mois.
- Quel genre d'artiste ?
- Un plasticien, sculpteur, je crois.
- Quelle horreur… »

Il était grand et plutôt maigre, le corps abîmé, les cheveux et la barbe longs et broussailleux. Ils l'ont attaché et exposé un peu partout dans le village pendant trois semaines. A la fin, il finissait par ressembler à un pantin, presque sans vie, exsangue. Les oiseaux l'avaient pris comme perchoir. Mais il n'était pas mort et le conseil du village a décidé de régler son sort au plus vite avec l'accord des autorités locales et nationales.
On a reçu l'édition spéciale du journal local qui titrait en gros « EXÉCUTION CAPITALE » et qui ressemblait à une affichette à l'ancienne, assez sommaire, à placarder ici ou là pour attirer l'attention du public. L'exécution était prévue pour le soir même. J'ai décidé qu'on irait avec les enfants.
Patricia a paru inquiète. « On n'avait pas ces choses-là dans notre enfance. J'ai peur que ça soit trop dur pour eux.
- Je ne pense pas, et le monde a tellement changé depuis. Nous ne pouvons plus juger. Suivre le mouvement, c'est ce que nous avons de mieux à faire. Je vais m'en occuper si tu veux, je les prends tous les deux avec moi, tu n'auras qu'à rester ici ou partir pour la soirée. Et pourquoi n'irais-tu pas voir ta mère ? Elle qui refuse encore cette inéluctable évolution du monde… ».
Elle a acquiescé. « Sois prudent avec eux et n'oublie pas de prendre un peu d'argent pour les sucreries… »
Au milieu du stade avait été dressée à la va-vite une scène avec un billot et un bûcher. Le bois y était déjà entassé, prêt pour le brasier final. Les tribunes étaient pleines mais nous avons réussi à trouver trois places. Je me suis installé entre les enfants.
Il n'y a pas eu de discours du maire, rien d'officiel. Maintenant que tout le monde était présent, que le village était rassemblé dans la même attente, on pouvait se passer de préliminaires. On semblait plutôt pressé d'en finir.
Deux gendarmes ont amené le condamné ou plutôt l'ont trainé, à peine conscient, jusqu'au billot. Pas d'émotion dans les tribunes, la foule était comme glacée, déjà pétrifiée par l'horreur à venir. Un homme jeune, grand et costaud est alors monté sur scène armé de la plus grande tronçonneuse que j'ai jamais vue et qu'il a démarré en un clin d'œil dans un vacarme assourdissant. Tout s'est déroulé très vite ensuite, la tête coupée, le sang qui gicle étonnamment loin, puis le corps vidé qu'on jette presque négligemment sur le bûcher. Les flammes qui brûlent la chair, illuminent les visages de la foule muette.
Je crois que je me suis senti extérieur à tout ça. spectateur muet de la combustion. Les enfants ont semblé fascinés par l'horreur mais je crois qu'à aucun moment ils n'ont eu peur et qu'ils ont compris que quelque chose d'important était en train de se passer. Je sais maintenant qu'au delà de la mort de cet artiste, c'était un peu à la mort de l'art qu'on assistait, et que c'était aussi une grande libération.
Nous sommes rentrés et en chemin nous avons acheté des glaces dans une baraque au bord de la route. Spontanément nous avons pris le même parfum. La fraise avait un goût de sang.

Yves Duranthon

Éxécution
Éxécution
Éxécution
Éxécution

Bois de sapin.

Propositions

ALÉAS







2011

Propositions


Exposition collective
« Après tout »
Le Bol,
Orléans

Propositions

Il s'agit d'une série de diptyques verticaux qu'il est possible de présenter suivant divers agencements « logiques ». Sur la partie supérieure de chacun, des cailloux d'aquarium numérotés de 0 à 9 sont collés à des petits carrés soigneusement peints, noir, or ou argent. La grille orthonormée définit un ordre tandis que la numérotation et la couleur des cailloux est aléatoire. La disposition suppose donc un ordonnancement tandis que le hasard définit à l'intérieur, en miniature, une place pour l'informe.

La partie inférieure de chacun des diptyques présente quant à elle l'inscription « proposition », repeinte sur le même modèle, à la main. La graphie reproduite est disproportionnée et singe à cet endroit la « signature de l'artiste ». Répétée, elle devient logotype. Les médiums et les formats utilisés pour ces tableaux réfèrent délibérément à l'univers des loisirs créatifs : les « Propositions » renvoient aux statuts actuels de l'activité artistique, à la question de son impact, à la valeur de son éclatement. La série des « Podiums » est une version complémentaire en volume de ce travail.

Propositions
détail

Propositions : toiles sur châssis, peinture acrylique, cailloux d’aquarium numérotés ;
Podiums : bois peint, galets peints et numérotés.

2011

Au Hasard


Dissémination au lieu-dit Le Hasard (28)

Sébastien Hoeltzener, Le Hasard, au lieu-dit Le Hasard, disposition des cailloux numérotés sur la route

Gravier d'aquarium numéroté

Pastiche du double

RÉCIPROCITÉS







2021

Rien à voir #0


Exposition en collectif
Usine Chapal
Montreuil

Rien à voir #0

Rien à voir est une tentative de regroupement d'artistes et de critiques qui vise une expérience commune, en construction. La proposition vient de Fred Guzda qui participe en tant que critique, producteur de texte, et en partie de Frédéric Prat, artiste peintre. L'expérience engage actuellement quatre artistes : Anne Balthazar, Frédéric Prat, Silvana Reggiardo et Sébastien Hoëltzener. Une première rencontre par les œuvres a eu lieu à l'occasion des ateliers portes ouvertes de Montreuil dans l'atelier de F. Prat.
J'ai proposé et mis en œuvre deux travaux élastiques complémentaires, une longueur de corde étant la même dans les deux propositions : Diagonale du plein (hommage à Manet*) et Improvisation.
La Diagonale du plein est une corde élastique tendue, violette, teintée dans la masse, qui matérialise la diagonale de la pièce. C'est une ligne de démarcation en tout point franchissable, qui peut être comprise comme un repère de distribution des objets et des êtres dans la salle. Ainsi en allait-il, au sol, de l'occupation d'un plan horizontal.
Sur un plan vertical, Improvisation utilise les propriétés physiques du même matériau, la corde élastique violette, avec un ajout de pailles d'inox enfilées et de « cavaliers » pour fixer ces « guides de courbure » à la cloison. La pièce est évolutive, elle concerne un état indécidable. Durant la présentation publique, l'artiste se produisait régulièrement, ou s'aidait d'assistants volontaires pour accrocher son œuvre. Ce qu'il déclare ne pas être parvenu à faire.

*Sur une remarque de F. Prat en regard de la composition et des couleurs de « Le Toréador mort ». Analogie et référence immédiatement adoptées.

Rien à voir #0
Rien à voir #0
Rien à voir #0
Rien à voir #0

2006

Pastiche du double


Exposition duo
Le Bol
Orléans

Pastiche du double

Avec Vincent Valéry, nous avons improvisé, mélangé des travaux d’atelier, des bouts d’expériences, des rebuts matériels, au point de faire perdre la distinction des auteurs. Des matériaux hétéroclites à l’excès entrent dans la composition. Pour renforcer le pastiche nous avons introduit une paire de meringues au chocolat achetées à la boulangerie du coin. L’installation prenait peu à peu l’aspect d’un jardin intérieur par des dispositions concertées.
Exposition pastiche, il s'agit en effet d'une singerie. Et cependant la démonstration donnait beaucoup à voir et l’exposition fut fort appréciée.

Pastiche du double
Pastiche du double

2001

Conversation sous le rapport pneumatique



Photo souvenir, avec Thomas Charmetant et Franck Mauger.
Deux sièges en mousse de matelas, un « boa » composé de pneus de vélo découpés et cousus autours de ballons jouets, relié à deux casques de moto.

Sébastien Hoeltzener, Boa, Conversation sous le rapport pneumatique
À partir de trois c'est la foule

HORTUS CONCLUSUS







2006

À partir de trois c'est la foule


Résidence d’artistes avec Xavier Drong
et Nicolas Royer, deux peintres
Parc Saint Léger
Pougues-les-Eaux

À partir de trois c'est la foule

Le principe de la résidence était de partager à trois l’espace d’exposition du Parc saint Léger. Transformé pour l’occasion en atelier, le lieu redevenait peu à peu espace d’exposition.
J'élaborai un travail du lieu par répartition des espaces, principalement par l'occupation du sol avec des pommes de terre, soit plâtrées, soit peintes.
Les murs sont le domaine désigné des vrais peintres...
Mon travail d'alors, avec les pommes de terre, visait à entretenir une dialectique mort/vif, sec/humide, et encore jardin/habitation. La pomme de terre plâtrée était par ailleurs un moyen d’explorer la dimension du don, de la main à la main. Un petit archipel de pommes de terres plâtrées évolue ainsi dans le monde.
La démarche au complet revêt en tout cas une dimension anthropologique relayée par une matérialité simplissime. À Pougues, j'ai notamment plâtré de grosses boules de neige, ce qui du point de vue de la forme n'est pas élaboré. Par les gestes les plus simples et la matérialité la plus brute il me semble toutefois possible d'aborder une complexité que fait manquer toute technologie avancée. Cette piste néanmoins est semée d'obstacles. Elle doit, par exemple certain, comme pour qui lit actuellement ceci, être relayée par la technologie.

À partir de trois c'est la foule
À partir de trois c'est la foule

Pommes de terre plâtrées, balance Roberval et passoires, ampoules alimentées électriquement sous globes de plâtre, très grosses boules de neige plâtrées, lumière solaire, 10 x 10 m. Tas de pommes de terre peintes à l'acrylique, 40 x 40 cm. Etc.

2006

Vol au musée


Exposition personnelle
Musée des Beaux-Arts
Tours


D'un côté, à l'extérieur, j'ai posé devant moi des pommes de terre plâtrées alors que mes yeux sont bandés. Le public a les mains libres tout l’après-midi pour me dérober des sculptures.

Ailleurs, à quelques mètres, dans le musée, j'ai disposé une seule pomme de terre plâtrée sur un petit socle dans la salle des natures mortes Hollandaises…

Vol au musée
Sébastien Hoeltzener, Vol au musée

Pomme de terre plâtrée, socle.



2005

Ce qui nuit l'inverse


Exposition personnelle
POCTB
Orléans

Ce qui nuit l'inverse

La salle est éclairée au néon. La promenade relie entre elles des pièces, objets ou ensembles. Chaque élément trouble les rapports d’échelle au milieu de ce qui l’entoure. Tout repère fixe devient relatif. Le temps cyclique est exposé ; celui des saisons, avec des feuilles mortes de platane alors que nous sommes au printemps, par la présence d’une horloge dans laquelle tourne un papillon exotique desséché… L’atmosphère de la salle, déconnectée du monde extérieur, décrit un jardin tout à part. Tout en décalages.

Ce qui nuit l'inverse
Ce qui nuit l'inverse
Sébastien Hoeltzener, Ce qui nuit l'inverse

Matériaux hétéroclites : feuilles mortes de platane, punaises de laiton, pompe d’aquarium, bocal, eau de vaisselle, carton, cloche à fromage, pommes de terre plâtrées, peinture de sol, béton, plâtre, oeufs, tube métallique, feuilles de dessin, pigments, horloge, papillon desséché, lampe frontale, mètre, photographies…

2005

Pommes de terre déplatrées


Pommes de terre déplatrées
Pommes de terre déplatrées